mercredi 22 juillet 2009

Accueil

samedi 27 juin 2009

Fraîcheur


Mogador


mercredi 19 novembre 2008

Symbole


La ville rose


Le marchand de couleurs


samedi 4 octobre 2008

La boutique d'un guérisseur - Moulay Brahim

Land art ou medecin art ?


samedi 13 septembre 2008

Dentelle délicate


Un petit coup de fatigue !


Au bord des trottoirs, vous avez loisir de voir parfois des objets très curieux (sièges de mariage) !

Transport en commun


Deux belles au détour d'une route


Chaouen




La ville bleue dégage une douce sérénité. Il est bon de se perdre dans le dédale de ses ruelles. On découvre alors la fraicheur des tonnelles, le sourire d'un enfant, la fraicheur d'une fontaine. Les habitants sont souriants, accueillants, Chaouen, je reviendrai ... plus longtemps.

Douceur



La journéee souvent débute par la saveur douce d'un fruit. J'adore ouvrir une grenade et découvrir ses grains rouges bien serrés les uns contre les autres dans leur compartiment. Les enfants les dégustent comme des bonbons.

mercredi 28 mai 2008

L'attente


Jour de tempête


Le marché aux grains


Le marché aux poissons


Epices


Place Moulay Hassan


Paysage irréel



Curieux oiseaux


lundi 28 janvier 2008

Puis sous un milliard d'étoiles


"Il n'y a personne qui soit né sous une mauvaise étoile, il n'y a que des gens qui ne savent pas lire le ciel"
Dalaï Lama

Amina

jeudi 25 octobre 2007

Le voyage

Partout on s'emmène soi-même. Alors partir sans vouloir un ailleurs. Partir pour se trouver. Dans le silence, dans l'espace. Juste au dessus du temps, juste au-delà des peines. Partir sans oublier. Pour regarder de plus haut, faire semblant de se laisser aller au vent. Pour inventer le sens du fil qui nous attache.

(Philippe et Martine Delerm "Fragiles")


Souvenirs

Roses fanées, brindilles séchées, elles s'effritent. Coeur de pierre ramassé sur une plage. Sable glissant entre mes doigts. Les couleurs s'effacent. L'ombre et le soleil se diluent mais la chaleur reste malgré tout. Je ne peux résigner à vivre pour me créer des souvenirs qui disparaissent au jour le jour. Demain, demain, un autre jour.

samedi 6 octobre 2007

Le souk

samedi 22 septembre 2007


Descendant de guerriers barbares, ils trônent fièrement sur leurs purs sangs parés. Les rites sont d'un autre temps. Coups de feu, pétarades, nous sommes tous noyés dans la fumée et la poussière.

Femmes berbères



Le magicien

Il s'installe : un trou creusé dans le sol. Son corps a la couleur de la terre qu'il tourne. Le sourire aux lèvres et d'un geste assuré, ses mains modèlent devant moi bols, assiettes, cendrier.....moment magique, éternel.

Bonheur simple d'un moment partagé

Les hommes sont installés autour d'une table basse. La pièce est petite et sombre. On me propose un coussin pour être plus à l'aise. La conversation est ponctuée de rires et de silence. Dans la pénombre et malgré la lenteur des gestes, tout s'organise : le pain rond, tout juste sorti du four. La théière et les verres. Puis le tajine fumant. Les melons. Un homme vivant d'aumone vient nous porter la bénédiction de Dieu. Lavage des mains rituel. Bismilah...Et je rédécouvre le plaisir simple de manger avec mes doigts. Je veille à n'utiliser que la main droite et j'essaie de ne pas empiéter sur la portion de mon voisin qui m'offre un gros morceau de viande. Je ne suis pas très habile. Les bonnes manières font oublier les gestes essentiels. Bonheur simple d'un moment partagé entre amis . Dehors la lumière est dense, le soleil plombe.

mardi 26 juin 2007

Le doute

Le doute s'installe, insidieusement. Sensation horrible de ne plus cerner mes émotions, de ne plus comprendre mes sentiments, fleur sur sa tige claquée par un coup de vent ? Je me craquelle à l'intérieur, je me disperse en dehors. Percevoir une once d'utilité de mon être, percevoir un éclat de reconnaissance dans un regard, percevoir que mes paroles ne sont plus vaines, percevoir que j'avance. Désirs inaccessibles ou tout simplement lointains ? Ma vie, coque de noix dérivant sur un océan d'incertitudes. Attention Fragile.

lundi 18 juin 2007

Le menuisier Samedi 16 mai 2007 16h00

Seize ans environ, plus un enfant, mais pas encore un homme. Il est là, au milieu des copeaux, du bruit strident des machines à bois. Son visage porte déjà des traits affirmés, une grande bouche sensuelle. Il a dans le regard, toute la désillusion du monde, un regard noir et dur qui fixe, sans lumière, sans étincelle, un de ces regards qu'ont les êtres qui n'attendent plus rien, avenir sans surprise. De lui se dégage l'énergie de la jeunesse, la force imposée du métier, une beauté curieuse, indomptée. Quelques mots échangés, et puis soudain, il rayonne, un large sourire se dessine, un éclat neuf brille enfin dans ses yeux. Porté par le propos, le voilà tel un papillon, batifolant ça et là, déplaçant autour de lui, une aura de soleil...

lundi 11 juin 2007

D'où les expressions ......


Avoir la tête dans le sac....

Etre bête à manger du foin .....

jeudi 7 juin 2007

Végétal

Un peu de couleurs ?




Had Drâ Lundi 4 juin- 14h45


Il est assis là, le dos contre le mur. Son visage ridé comme une vieille pomme dégage une douceur enfantine. Il mange. Son unique repas de la journée : un peu de pain sec trempé dans de l'huile. Il boit du thé. Une barbe blanche bien taillée lui borde le visage. Le crâne est surmonté d'un petit bonnet crasseux. Il reste là longtemps, scrutant l'horizon de son regard d'aveugle, il cherche à voir. De temps en temps, il se mêle de la conversation en arabe. Son menton est alors pris d'un tremblement fébrile. Puis il se met debout. Il sort quelques dirhams de sa poche, empaquetés dans un morceau de plastique blanc. Il tend sa bouteille d'eau pour qu'on lui remplisse. Il porte un vieux sweet d'une couleur indéfinie. Et sur la poitrine, un coeur brodé, avec écrit I Love You.

vendredi 25 mai 2007

Océan vagabond

Les voix s'égrainent en accents variés, cliquetis des verres qui s'entrechoquent. Souffles, soupirs, grognements, sollicitations bruitées, toutes tentatives vaines, je garde les yeux fermés. Le soleil me chauffe. Bruit de la crème solaire qui clapote sur la peau. Frottement. Le vent s'essouffle. Sa bise m'apporte les effluves d'un parfum qui agace mes narines. J'ai faim. Personne. Ali Farka Touré distille quelques accords de guitare, la voix porte ses maux. Possibilité de la mer. Le vent est calme. « Des conditions de rêve » dit-elle. Rien ne me tire de ma morosité matinale. Une mouche s'accroche à mon bras. J'essaie d'ouvrir mon sourire intérieur. L'image furtive de son corps d'amour m'obsède l'esprit. Je garde les yeux fermés, longtemps. Possibilité du bonheur.

jeudi 24 mai 2007

Ombre portée à la plus petite étoile et aux branches perdues
Le vent d'un souffle transparent
habilla l'instant de lumière

mardi 22 mai 2007

Déferlante

Changeante, turbulente, impétueuse, bordée de dentelle d'écume, elle s'étale à mes pieds. Besoin insistant, odeur salée, du froid glacial frissonnant la peau. J'ai toujours aimé la mer. Mes yeux s'y sont noyés souvent, encore et encore.


Rien, que le silence

Je ne suis rien ,
Q'une minuscule particule à l'échelle de l'univers,
Un atome de bonté, d'espoir et d'amour,
Que je veux t'offrir en partage,
Je ne suis rien.
Rien qu'un éclat de rire au son de ta voix,
Rien qu'un frémissement de peau
à la douceur de tes doigts.
Un rayon lumineux et furtif
Au détour de ta route.
Je ne suis rien,
Rien que tu ne veuilles prendre,
Rien que tu ne saches voir,
Rien que tu ne désires aimer.

mardi 1 mai 2007

Promesse d'ailleurs

Enfin, elle le tient ce grand projet de départ pour l'ailleurs. Il lui aura fallu des années pour assembler le courage nécessaire et faire face aux liens affectifs, aux chaînes inconscientes.

Justifier son choix auprès des proches est une tâche ardue, peut-être un passage obligé, une mise à l'épreuve de l'amour porté.
Difficile également d'abandonner derrière soi une vie peaufinée avec soin. Chaque objet choisi avec délicatesse, certains s'imposant d'eux-mêmes, d'autres au prix de lourds sacrifices.
Les Bouddhas, d'un air arrogant de sérénité, lui ont dit: « Ça te passera, tu reviendras plus vite que tu ne crois. Nous t'attendons, là».

Comment choisir entre le vital et l'utile, entre le nécessaire et le futile ? Quelle musique chérie emporter, quel film vu déjà 100 fois, quel livre, petite bible de sagesse, quelle robe, quel parfum ? Rien ne s'organise vraiment, 23 kilos de bonheur à choisir parmi des choix déjà établis. Pourquoi se charger de sacs, valises, bagages ? Où est l'important.
Elle aimerait être ce voyageur aux semelles de vent tel l'ami Richard, parcourant le monde, un livre unique en poche, sans autre désir que celui de partir vers un ailleurs, embrassant l'essentiel.

Enfin,elle s'installe, ici, maintenant, dans cette brume matinale d'un petit matin qui annonce le bonheur futur, sous ce carré de ciel dans ce lieu exact où règne le silence.
Ce n'est pas ainsi qu'elle l'avait imaginé mais elle doit se dénouer l'intérieur, se mettre à l' écoute. Angoisses, incertitudes, respirer à pleins poumons le vent, la mer bordée d'écume.

Enfin, elle le tient ce petit bonheur tant espéré, assise sous un coin de ciel bleu au petit matin, au bord de cette plage, en attente du premier café, regard rivé , bleu-horizon.

Les insolites

lundi 30 avril 2007

Rouge

Il règne une frénésie inhabituelle. Drapeaux étoilés flottant comme autant de mats de cocagne, les voiles claquent au vent. L'un repeint sa façade, l'autre brique ses objets un à un, une couche de peinture à la hâte sur les bordures de trottoir, massifs desherbés jusqu'au soir tombant, ordures ramassées. La pluie et l'orage ont terminé le travail et tout est enfin propre. Chacun s'est mis sur son trente-et-un, les fillettes ont accroché des noeuds dans leurs cheveux, les jeunes filles portent leurs plus belles tenues, ça fleure bon l'eau de toilette, les rues sont pleines, et ça passe et repasse sur la promenade. La bonne humeur ambiante témoigne du bonheur de ces gens, heureux de cette reconnaissance. La joie est partout. Vive le roi !